jeudi 18 mai 2017

Jour 5 - Les Solfatares puis route vers la Toscane




Vous allez dire que je radote, mais quand même : quelle soirée !!! A la nuance près que, cette fois, c’est la nuit qui s’annonce des plus agitées et que nos chers petits n’y sont pour rien. A l’heure où je m'empare du clavier, vos rejetons sont sagement installés dans leurs chambres respectives et essaient vainement de trouver le sommeil. Expliquons-nous : arrivés, sans excès de manœuvres, dans un hôtel des plus séduisants sis au cœur de la Toscane, nous avons rapidement déchanté lorsqu’un groupe surdimensionné de petits Italiens vociférant et en tenues de soirée toutes plus coruscantes les unes que les autres est bruyamment venu perturber notre repas. S’en sont suivis des essais de sono laissant présager… le pire. Et en effet ! La boum bat son plein. Les murs et les sols tremblent – même les volets roulants, même les faux plafonds, même l'alarme incendie !
- « Madame, comment on fait pour dormir ? »
- « Ben… Vous commencez par vous coucher, puis… vous comptez les battements de basse » !!!
Toujours est-il que l’Oeil de Moscou veille et que la moindre tentative de sortie de chambre ou d’ouverture de volets (en plus, y a des balcons !) est stoppée nette. Car oui, s'ils sont mimis tout plein, chaque occasion demeure bonne pour transgresser l’interdit, tromper l'ennemi et tenter d'entrer en communication avec la chambre voisine à l'aide des tactiques de Sioux les plus folles. En revanche, exiger (et donc vérifier !), dans chaque chambrée, l’extinction des feux et des voix est, en regard du volume sonore, totalement illusoire. Bref, y a de l’ambiance ! Une ambiance surréaliste !!!
Sinon, la journée fut bonne. Ce matin, les Solfatares n’ont naturellement pas laissé insensibles nos adolescents : un paysage lunaire, des fumerolles à portée de pied (et de main… !) crachotant une opaque vapeur, des marmites de boue bouillonnante et surtout une vraie, forte et belle odeur de soufre. Les petits nez sensibles se plissent, se couvrent et les plaintes de dégoût fusent : « Ah, quelle horreur ! Ça sent l’œuf pourri » Et comme à cet âge, toute sensation nouvelle, et désagréable en l’occurrence, entraîne des réactions vives et excessives (« Oooh, j’me sens maaaal »), on rigole beaucoup. Mais ce drôle de cratère est passionnant et nos élèves sont passionnés. A midi, afin de récompenser tous ces petits nez outragés et courageux, c’est pizza succulente et achat de souvenirs (hihi).
Retour au bus et route vers la Toscane. Deux superbes films imposés par l’équipe enseignante (Shrek sous tous ses numéros, ça va bien!) ravissent nos jeunes et exigeants spectateurs. La suite, vous connaissez.


1ère série:




























Mme Delmas en mode commando

















Le soufre, c'est bon pour les bronches.


Marmite de boue bouillonnante









2ème série de photos:
















Arrrh! L'expresso italien!