Jour 3 - Vésuve et Herculanum
7h15. Valises bouclées, dents brossées, petites mines reposées, grosses jambes
dégonflées, frêles intestins réparés, nous voici, pas tous bien réveillés, dans
le hall de l’hôtel rassemblés. Au programme ce matin : l’ascension du
Vésuve.
Mais que l’on vous narre, d’abord et rapidement, cette première nuit
d’hôtel. Sitôt donc, hier au soir les chambres distribuées, nos adolescents, tels des
critiques en herbe d’un obscur guide hôtelier, s’en donnent à cœur joie :
« L’hôtel est hanté », « Le numéro de ma chambre, c’est celui
d’un film d’horreur », « Je ne rentre pas dans la douche » (un
pauvre carré, en effet, spécial pieds très joints), « La porte de
la salle de bain ne ferme pas », etc. Bref, nos jeunes scrutateurs sans
pitié et habitués au confort de leur tendre foyer découvrent un hôtel ***
italien. Au menu du soir : des pâtes à la tomate « trop top »
(s’ils savaient…), puis des ersatz de steaks hachés accompagnés d’une saine et verte salade, et enfin des gâteaux
fourrés plutôt bien sucrés. C’est donc correctement nourri que chacun regagne ses
pénates. Après quelques menaces en bonne et due forme, la fatigue des troupes s'alliant à l'autorité professorale, tous tombent bien sagement dans un sommeil
profond et bien mérité.
Le
Vésuve, donc. Première partie de l’ascension sans embûche : vive les bus adaptés et les chauffeurs napolitains ! Seconde partie un peu plus
délicate pour les petites jambes mal entraînées : on souffle, on
s’essouffle et on gémit : ben oui, ça grimpe. Mais quel spectacle une fois le sommet atteint! Très studieux, les élèves sortent leur livret pédagogique et
écoutent attentivement Brigitta, la guide, leur conter, au bord du cratère,
l’histoire de ce volcan encore bien vivant : " Eh, madame, ça fume
là ! ", "C'est quoi les petits piquets en haut?". Mais c’est rassurés, contents et d’une foulée plus alerte qu’ils
entament la descente.
Direction
Herculanum. Pique-nique en surplomb du site. Le premier cardo avec ses
modestes villae épate (« Ma mère adorerait avoir une maison comme
ça », n'est-ce pas mignon?), le second lasse et le troisième achève
littéralement nos adolescents. Les corps lâchent, les esprits se ferment, la moue point. Heureusement, les ossements excavés d’hommes ensevelis
et exposés en l’état redonnent intérêt et concentration aux troupes exténuées.
« Ce sont des vrais, madame ? » (oui), « Oh regardez! Il y a même des
enfants » (voyez, quand ils veulent, ils observent), « On dirait
qu’ils sourient » (c’est le talent des squelettes, quoique morts terrorisés).
Retour
au bus. Autodiscipline installée, réflexes salués : bouteilles de soda dans les sacs, sacs
dans les soutes et l'on ne bronche pas. Bravo Jean-Luc ! Mais, en fin de journée, tout ce sport effectué et tous ces vieux cailloux foulés, mêlés à une folle impatience de découvrir nouvel hôtel et nouvelle chambrée, rendent nos ados, toujours dans l'excès, fort énergiques - ce n'est pas l'heure pourtant. Et, quand ils prennent leurs quartiers dans de somptueux bungalows dignes de cossus mobile-home, le degré de tolérance sonore de l'équipe enseignante atteint ses limites. Remontrances, haussement de ton, rappel des règles, menaces. Des bungalows! Avec frigo, terrasse et petit jardinet! Il ne manquait plus que cela! Mais la joie règne et les pâtes à la tomate vont bientôt - même s'ils ne le savent pas encore - devenir un riche sujet de comparaison... Toujours est-il que, dans leurs maisonnettes de grands, ils se sont endormis comme des bébés.
(jour 1 : Erreur dans la résolution des images; on arrange cela...un jour...)
1ère série:
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| L'ascension du Vésuve. Vive les bus adaptés... |
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| Le quarte gagnant. Bravo les garçons! |
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| Là, c'est plus difficile. |
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| Plus que quelques mètres. |
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| Très digne, mais vive la force des images! |
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| Quel zèle! La force des images encore! |
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| Même plus la force de se cacher! |
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| Courage! |
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| Oh! |
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| Herculanum |
2ème série de photos: