8h00.
Après un petit-déjeuner des plus « swag » dans un parking des plus « in »
laissant entrevoir la richesse insoupçonnée des profondeurs du Vatican, nous voici
propulsés, telles des taupes en goguette, place Saint-Pierre. C’est vide, c’est
beau, il fait déjà chaud. La basilique est à nous. Ou de l’avantage d’avoir des
chauffeurs rigides et intransigeants qui haïssent les bouchons matinaux… Bref,
la basilique Saint-Pierre, c’est grand, c’est beau, c’est vide. De grands yeux
éblouis découvrent, puis commentent et s’extasient devant cette merveille de la
Chrétienté. Nos chers petits semblent même posséder une vraie culture en la
matière (ou feignent de, mais convenablement) : il reconnaissent – au
premier coup d’œil – Jésus sur les genoux de la Vierge et dissertent même sur
la finesse de l’œuvre de Michel-Ange. Mais attention, pas question de perdre
son sens de l’humour : « Touche pas ! Il a des
verrues ! » s’exclame un joyeux drille, au moment où un comparse
s’apprête, comme le veut la tradition, à caresser le pied, poli par une
séculaire affection, du saint Patron des lieux.
Cap
sur le Colisée. Là, impossible d’échapper à la foule. On se faufile, on joue
des coudes, on a très chaud, mais c’est beau !
Et
comme il y a des jours où la chance rieuse guide vos pas, nous trouvons à la
vitesse de l’éclair de quoi sustenter nos petits affamés : une pizza pour
deux (grande la pizza) et une salle climatisée (grande la salle, avec des
tables et des chaises, « un vrai resto, quoi »). Le top. Nos estomacs jubilent. C’est bon en plus.
Puis,
direction la Fontaine de Trévi (#tropmythique). Impossible, cependant, de se
prendre pour Anita Ekberg : Marcello, noyé dans la foule, ne peut
entendre. Là encore, donc, on joue des coudes, mais on lance des pièces ;
on cuit, mais on rigole bien.
Trotte,
trotte, trotte. La place Navone nous offre généreusement son trio de fontaines
(#tropbaroque). Joie, bonheur et soulagement : un temps libre. Enfin !
Une glace vite, un granité fluo ou un simple coca : chacun prend le frais
à sa façon.
Et
c’est une douzaine de kilomètres dans les jambes – d’après les applis
podométriques des petits soucieux-compteurs-de-leurs-pas – que l’on regagne notre
beau parking. Il est 18h et, cette fois, on n’évitera pas les bouchons. Mais,
nous, on s’en moque car on a pris le temps de découvrir Rome.
1ère série de photos:











































































































